Retour à la liste

L'Église de Sainte-Cécile

Sainte-Cécile Saône-et-Loire Bourgogne-Franche-Comté


Située dans les environs de Cluny, l’église SainteCécile est une des plus anciennes constructions de la région. Elle est citée en 1142 comme paroisse à la collation du chapitre de Mâcon et de l’archiprêtré du Mont-de-France. L’église paroissiale de Sainte-Cécile, non orientée, se compose d’une nef unique, d’une travée étroite et d’une abside semi-circulaire plus large, percée de deux fenêtres, à l’est et à l’ouest, pourvues de vitraux, signés M. Bouillot. Les parois latérales de la nef (1) sont creusées, à l’est et à l’ouest, de trois profonds arcs de décharge en cintre brisé. La nef était vraisemblablement voûtée dès l’origine, mais sa largeur dut provoquer un déversement important des murs qui entraîna l’effondrement de la voûte aujourd’hui plafonnée. Une arcade en cintre brisé, doublée, fait communiquer la nef avec une courte travée (2) voûtée en berceau brisé. Cette travée est délimitée par quatre pilastres surmontés de chapiteaux sculptés de fruits en amande, dont les tailloirs profilés en doucine, forment un cordon à la naissance du berceau. L’abside (3) semi-circulaire a été agrandie en 1827-1830. Régulièrement entretenue au cours du XIXe siècle, l’église a bénéficié d’une restauration intérieure en 1976. Placée sous le vocable de Sainte-Cécile, l’église, lieu de concerts, est dédiée à la sainte patronne des musiciens.






A droite, c’est une scène de moissons au pied de Château, familière aux habitants du lieu. La lumière du soleil couchant semble lutter avec des ombres dont cette vieille femme en noir au regard

perçant en discussion avec un homme appuyé sur une faux. Est-ce la mort qui rôde ? De fait, la dernière calligraphie sonne comme une mise en garde au soir de la vie, reprenant le verset d’un psaume : tout est vain, si le Seigneur ne veille ! En tout cas, c’est Lui qui renouvelle la face de la terre, source de joie et du chant d’action de grâce qui court tout au long des prédelles où s’exprime la succession des saisons à travers les ornements végétaux, floraux et la présence des animaux. C’est

une synthèse des thèmes de prédilection de M. Bouillot : Hymne de la création tout entière à la Vie reçue du Vivant.

L'église de Sainte-Cécile

Située dans les environs de Cluny, l’église Sainte- Cécile est une des plus anciennes constructions de la région. Elle est citée en 1142 comme paroisse à la collation du chapitre de Mâcon et de l’archiprêtré du Mont-de-France.

L’église paroissiale de Sainte-Cécile, non orientée, se compose d’une nef unique, d’une travée étroite et d’une abside semi-circulaire plus large, percée de deux fenêtres, à l’est et à l’ouest, pourvues de vitraux, signés M. Bouillot.

Les parois latérales de la nef (1) sont creusées, à l’est et à l’ouest, de trois profonds arcs de décharge en cintre brisé. La nef était vraisemblablement voûtée dès l’origine, mais sa largeur dut provoquer un déversement important des murs qui entraîna l’effondrement de la voûte aujourd’hui plafonnée. Une arcade en cintre brisé, doublée, fait communiquer la nef avec une courte travée (2) voûtée en berceau brisé. Cette travée est délimitée par quatre pilastres surmontés de chapiteaux sculptés de fruits en amande, dont les tailloirs profilés en doucine, forment un cordon à la naissance du berceau. L’abside (3) semi-circulaire a été agrandie en 1827-1830. Régulièrement entretenue au cours du XIXe siècle, l’église a bénéficié d’une restauration intérieure en 1976. Placée sous le vocable de Sainte-Cécile, l’église, lieu de concerts, est dédiée à la sainte patronne des musiciens.

Œuvres de Michel Bouillot

Dans le chœur, l’église est ornée de peintures murales du peintre et dessinateur clunisien Michel Bouillot (1929-2007), qui en font la particularité.

Une composition (1976) couvre tout le chœur, associant des éléments peints et calligraphiés, comme une partition de musique. Des scènes de la vie quotidienne montrent des personnages de tous les jours grandeur nature.

« Le premier tableau, celui des Musiciens chante la vie : couleurs vives, joie de jouer ensemble des instruments que l’on trouve rarement ensemble : accordéon, guitare, accompagnent le violoncelle et la flûte dans un orchestre peu conventionnel ! A

leurs pieds, des enfants apportent une maquette de la place du village, rappelant que Sainte Cécile en est aussi la patronne.
La composition centrale est un
triptyque qui évoque la vie quotidienne consacrée au travail et à l’éducation des enfants. D’abord Joseph aux fleurs de lys, puis le Christ charpentier, représenté dans son atelier, légèrement nimbé de lumière, en bleu de travail. Il tient d’une main le globe de la royauté, de l’autre des équerres : il est venu redresser ce qui était faussé (planches à l’oblique). Il est représenté dans le monde d’aujourd’hui, au travail parmi d’autres hommes, sur un fond de paysage clunysois. Dans la maison, une femme,

Marie, assise sur tabouret parle à l’Enfant. Les prédelles donnent les titres des représentations. « C’est le Fils du charpentier », « Il est mon Fils bien-aimé », « Marie est sa mère ».

La figuration est très simple (ligne claire, grands aplats de couleur). M. Bouillot s’autorise des libertés avec le cadre établi, à l’image de l’enfant qui traverse le tableau central. Qui est ce gamin qui parle aux souris, là-haut, sous la voûte ouverte sur le ciel ? Des calligraphies encadrent ce triptyque : à gauche « car par Lui Tout a été fait » (Jn 1-3) et à droite, « Eternel est son Amour » (Psaume 118).

Le devant d’autel dans le chœur, représente l’Agneau Pascal, qui porte le drapeau en croix quadripartite, signe de sa Résurrection, dans un médaillon tenu par deux anges enfants en aube blanche, sans ailes. Peint en 1982 par M. Bouillot pour Notre-Dame de Cluny, il a été installé plus tardivement à Sainte Cécile. Le devant de l’ancien autel est à présent suspendu au mur droit de la nef. Il porte une calligraphie de M. Bouillot qui accompagne la représentation de la Cène sur une pierre sculptée : « En faisant mémoire de sa Pâque jusqu’à ce qu’Il revienne. »

Les deux fenêtres portent des vitraux de M. Bouillot, à l’est : un moine en prière « l’hiver s’en va, le jour se lève » ; à l’ouest : un musicien chante à la guitare « du lever du soleil au couchant, louez le nom du Seigneur ».

Autres calligraphies : - à gauche, « Terre et Ciel chantez sans fin », après le vitrail : « Chantez à l’Eternel un chant nouveau car il a fait des merveilles » Psaume 97 - et à droite, avant le vitrail du moine : « S’Il ne bâtit la maison, en vain travaille le maçon ; s’il ne garde la cité, en vain la garde veille ; en vain tu te lèves tôt, en vain tu te couches tard » Psaume 127.


L’intérieur

Le chœur est entouré de stalles. Dans le sanctuaire, le tabernacle de pierre blanche sculptée, à porte de cuivre, ornée du chrisme, est porté par une simple colonne de pierre quadrangulaire, disposé à côté de la table d’autel. C’est l’ancien ciborium, de la fin du XVe, armoire eucharistique, dont les 3 faces visibles sont sculptées d’une accolade encadrée. Entre les pilastres de l’arc de séparation de la nef et du chœur : à l’ouest, un grand Christ en Croix.

Dans la première arcade à droite après le chœur, un autel latéral est dédié à la Vierge. Dans une des arcades suivantes, à gauche, une Pietà veille sur les soldats morts à la guerre 14-18 (plaque commémorative).

Extérieur

Une restauration récente du gros-œuvre extérieur a redonné à la petite église rurale tout son lustre et son éclat primitifs.
Le clocher moderne
latéral, à l’est de la travée, est épaulé par deux gros contreforts obliques. Très élancé, de section carrée, il n’est éclairé que par un étage de beffroi creusé d’une fenêtre rectangulaire par face, et par de rares et étroites ouvertures irrégulières sur sa face est, éclairant probablement l’escalier d’accès. La toiture est à quatre pans.

La porte latérale orientale, rectangulaire, est

protégée par un petit auvent dont la toiture à trois pans s’appuie sur deux colonnes cylindriques à chapiteaux cubiques et bases quadrangulaires portées par trois larges marches.

Sur la façade, le grand portail pris dans un encadrement de pierres à arc plein cintre est surmonté d’une verrière en arc de cercle, et au- dessus, d’un oculus et d’une très petite ouverture.

Sainte Cécile. D’une grande famille romaine, Cécile était chrétienne. Ses parents lui firent épouser un certain Valérien qu’elle convertit le jour de son mariage et qui fut pour cette raison mis à mort. Elle fut elle-même condamnée à avoir la tête tranchée. Le bourreau ne parvint pas, après les trois coups d’usage, à la décapiter : Cécile la tête à moitié tranchée aurait vécu encore trois jours. Elle fut enterrée dans le cimetière de Saint- Calixte (230). Elle est représentée blessée au cou, couronnée de fleurs et jouant de l’orgue. Fête le 22 novembre, patronne des musiciens et luthiers. Elle est surtout fêtée à Albi qui conserve un bras reliquaire de la sainte.