Retour à la liste

Église Saint-Martin à Château

Le Bourg Château Saône-et-Loire


L’église de Château
Le village de Château est situé à 5 km à
l’ouest de Cluny. L'église, dédiée à Saint
Martin, est isolée au-dessus du village, sur la
Montagne de la Garenne, à l’extrémité d’un
éperon accessible par un chemin étroit menant
au cimetière et à l’ancien presbytère.
L’édifice, ancienne chapelle castrale, devenu
trop exigu, est presque totalement reconstruit
en 1848 (transept et abside). Seule la nef est
conservée.
Au nord de l’église, le donjon du château,
haut de 20 mètres, devient le clocher de la
nouvelle église, à laquelle il est raccordé.
Cette tour massive constitue le dernier vestige
d’une maison forte. Louis le Bègue, roi des
Francs (846-879), en avait donné la propriété,
à la fin du IXe siècle, aux chanoines de la
cathédrale Saint Vincent de Mâcon.



Intérieur
L’église se compose d’une nef unique de cinq
travées, de deux chapelles basses formant
croisillon et d’une abside semi-circulaire.
La nef et la croisée du transept ont été
plafonnées à la française en 1896, après
l’écroulement de la voûte. Trois baies en plein
cintre éclairent la nef de chaque côté. Les
murs de la nef sont décorés d’une frise de
rinceaux et de faux joints de pierre dans le
style du XIXe siècle. Une porte latérale
permettait le passage direct au presbytère.
Extérieur
Le portail moderne de la façade occidentale
est surmonté de baies tri-jumelles en plein
cintre. Le gros clocher rectangulaire restauré
au XVe siècle est percé de baies superposées.
La face méridionale présente une petite baie
murée et une porte gothique, à laquelle on
accède par un escalier extérieur de huit
marches. A l’étage du beffroi, trois grandes
baies rectangulaires, sur les grands côtés, deux
baies de même type sur les petits côtés, ont été
creusés dans la surélévation moderne. Dix
abat-sons ont été installés aux dix grandes
fenêtres de cet étage supérieur du clocher.
La couverture à quatre pans du clocher est
en laves. Une petite lucarne éclaire le comble,
au nord. La couverture de l’église, à l’origine
en laves, a été remplacée, au moment
d’importantes réfections en 1896-1897, par
des tuiles mécaniques, plus légères, sauf pour
le chevet étayé par un contrefort.
De 1981 à 2013 des travaux d’entretien
importants ont été entrepris : restauration de latoiture en laves de la tour médiévale, du toit de
l'église en tuiles plates. En 2016, les laves
gironnées (taillées pour une toiture ronde) du
chevet de l’église, autour d’un puits de
lumière, sont revues selon la technique
ancienne de travail de la lauze.
À remarquer
A gauche en entrant les fonts baptismaux en
pierre moulurée en forme de cône que
surmonte la statue de Saint Jean-Baptiste
désignant du doigt l’Agneau Pascal situé dans
une niche creusée dans le mur.
Dans la nef, la chaire à prêcher de style
Renaissance, fait face à un Crucifix, comme
dans beaucoup d’églises. Les 14 stations du
Chemin de croix, offrent une méditation sur
la Passion du Christ.
A droite de l’entrée du chœur, statue du
Sacré-Cœur de Jésus dont le culte s’est
développé au XVIIe siècle avec les apparitions
à Marguerite-Marie Alacoque, à Paray-leMonial (1671) et a repris au XIXe siècle.
Le bas-relief du maître-autel représente
saint Martin, saint Joseph, le Christ, la
Vierge Marie et saint Abdo(n).
L’autel de droite est consacré à saint Martin,
saint patron de l'église, évêque de Tours,
représenté avec sa mitre et sa crosse
épiscopales.
L’autel de gauche est consacré à la Vierge
Marie.
En haut de la nef, statue de saint Michel
terrassant le dragon, au-dessus du
confessionnal.



À proximité
Sur l’esplanade, croix de mission en pierre sculptée
portant la date de 1892 et vue sur la vallée de la Gande.
Chapelle de Borde, utilisée en guise d’église, pendant
les travaux entre 1895 et 1897. Au hameau de Rhôdes,
ancienne maison des Hospitaliers.