Retour à la liste

Le Clos du Grand Bois

630 Chemin du Grand Bois Lugny


Vin au domaine
Qui a dit que le bonheur était dans le… pré ?
C’est au cœur du Mâconnais, à Lugny, que les vins proposés par le « Domaine Joseph Lafarge » ont été élevés et mis en bouteille, au sein d’une famille de vignerons qui y cultive la vigne avec passion et le souci du détail depuis près de trois siècles… et pas moins de dix générations !
 
au-grand-bois-anthony-et-joseph-mars-2015
 
Ces vins sont, à ce jour, au nombre de six. Aux deux premiers « mâcon » du domaine (l’un daté de 2013 et l’autre de 2014) s’est en effet ajouté un troisième (de 2015 celui-là) ainsi qu’une autre production particulièrement appréciée : du crémant de Bourgogne, élaboré dans le plus strict respect de la méthode traditionnelle et proposé désormais aussi bien en rosé qu’en blanc. Exit, en revanche, les quelque six cent cinquante bouteilles d’un vin blanc ayant patiemment vieilli en fût de chêne, cuvée commercialisée en 2016 qui, victime de son succès, n’aura pas « tenu» un an… Bienvenue, toutefois, aux petites « nouvelles » proposées depuis peu par le domaine : du mâcon rosé, les cuvées Mâcon-Lugny « Saint-Pierre », Mâcon-Lugny « Les Charmes » et Mâcon-Lugny « N° 32 », rejointes par un Bourgogne Rouge plein de promesses !
 
Passion et souci du détail ? Qu’on en juge plutôt…
Ces breuvages « rares » sont le fruit d’un procédé cultural mûrement réfléchi… et assumé, caractérisé, principalement, par l’utilisation d’engrais exclusivement organiques, le bannissement de tout herbicide (d’où le recours au labourage effectué dans l’inter-rang mais aussi sous le rang), une taille effectuée « en sève montante » (mars), un épamprage manuel, un effeuillage effectué comme autrefois à l’aide d’une cisaille à main, le bannissement de tout traitement anti-pourriture et des vendanges effectuées manuellement. Autant d’étapes précédant un pressurage effectué dans les règles de l’art (à l’aide d’un matériel pneumatique de dernière génération) et une vinification caractérisée par une double fermentation, d’abord alcoolique en levure indigène puis malolactique.
 
anthony-lafarge-clos-du-grandbois
 
Séduit ?
Laissez-vous donc emporter par les arômes subtils développés par ces cuvées provenant d’un domaine unique, principalement planté en chardonnay, qui est le cépage roi de la Bourgogne.
 
Les cuvées « Domaine Joseph Lafarge » : plus qu’un nom, une tradition ! Vendues exclusivement au domaine et à déguster, idéalement, à la température de 12 °C pour le mâcon blanc et de 6 à 8 °C pour le crémant de Bourgogne.
 
Caractéristiques des cuvées
Mâcon Rosé 2018
MACON ROSE – À l’œil… Robe cristalline de couleur peau de pêche avec quelques reflets orangés.
– Au nez… Ouvert et éclatant, ce vin s’exprime sur des notes de pêche blanche, de bonbon anglais (acidulé) et de fleurs séchées.
– En bouche… Attaque brillante et suite charnue. La note de bonbon acidulé se perçoit mais, également, de fines nuances de beurre frais, de mangue et de litchi. Le final rafraichissant est persistant.
Mâcon 2015, 2014 et 2013
– À l’œil… Robe cristalline de couleur jaune or pâle avec quelques reflets argent.
– Au nez… Vin mêlant des notes florales (acacia) et un joli trait de minéralité.
– En bouche… Attaque ronde et souple, avant une évolution vers une sensation de puissance. Se perçoivent intensément des fruits confits tels la mirabelle et la pêche. Le final s’exprime sur du beurre frais et une légère minéralité. cuvee-joseph-lafarge
Mâcon-Lugny Saint-Pierre 2017
SAINT PIERRE – À l’œil… Robe brillante de couleur or jaune pâle soutenu, avec quelques reflets argent.
– Au nez… Vin assez intense et délicat, avec une note de fleurs jaunes et une nuance légèrement poivrée.
– En bouche… Attaque ronde et gourmande. Se retrouvent les notes de fleurs jaunes, complétées par la pêche et l’abricot. Le final est persistant, assez tendu et très légèrement épicé.
Crémant de Bourgogne
– À l’œil… Robe brillante de couleur jaune or pâle. Mousse très persistante et nombreux cordons de bulles particulièrement fines.
– Au nez… Vin assez intense, élégant, caractérisé par des notes de pomme au four et de brioche au beurre ainsi que de noisette et d’amande fraîche.
– En bouche… Attaque charnue. La perception de la mousse est fine et délicate. Les notes de pommes au four et de brioche se retrouvent, mais s’y ajoute le citron confit. Sur la fin, sensation de fraîcheur assez persistante. Impression
A déguster ici… et là !
Plusieurs établissements ont déjà inscrit les vins du « jeune » Domaine Joseph Lafarge à leur carte. Parmi eux : Le Moulin de Brandon, qui fut son tout premier client, Le Bistrot Saint-Pierre à Lugny même et Le Bissy, à… Bissy-la-Mâconnaise !
 
Logo Joseph Lafarge
 
Le Moulin de Brandon
Soyez les bienvenus chez Sarah et Joeri, un couple de Belges originaires de Gand tombés amoureux de la France et… de la Bourgogne-du-Sud, où ils se sont installés début 2016, après avoir acheté et restauré un ancien moulin qu’ils ont transformé en restaurant (avec chambres d’hôtes). Ils y « profitent de la vie », comme ils disent ! Et si vous leur rendiez-visite, pour déguster leur excellente viande charolaise ? Horaires de service : le lundi de 19 heures à 21 heures, du jeudi au samedi de 19 heures à 21 heures et le dimanche de 12h15 à 14 heures et de 19 heures à 21 heures (fermé le mardi et le mercredi).
www.moulindebrandon.be/fr
 
Le Bistrot Saint-Pierre
Après quelques années de « sommeil », le site Saint-Pierre, connu dans tout le Mâconnais par son caveau de dégustation inauguré en 1965, a repris vie le 1er juillet 2016, avec la réouverture par Frédéric Delbaere de son célèbre établissement surplombant le bourg de Lugny, rebaptisé pour l’occasion « Le Bistrot Saint-Pierre ». Le restaurant, qui dispose d’une large terrasse couverte d’où la vue est imprenable sur le plateau des Charmes ainsi que sur la vallée de la Saône, la Bresse et le Jura, vous reçoit tous les midis et tous les soirs les vendredis, samedis et dimanches (petite restauration proposée par le bar « Ô Bistrot Saint-Pierre » les mercredis et jeudis en soirée, de 18 heures à 23 heures).
www.bistrotsaintpierre.com
 
Le Bissy
Poussez donc la porte de Koen Gerretsen, le sympathique propriétaire du Bissy, établissement que ce Hollandais épris de Bourgogne a ouvert début 2012. Dans un cadre qui ne manque pas de charme, face à la belle église romane classée du village, ce restaurant se veut être un lieu de vie sympathique et jovial, où l’on puisse se retrouver entre amis, en famille ou en tête-à-tête pour un (bon) moment de détente.


Vignerons de père en fils
La famille Lafarge figure-t-elle parmi les vieilles familles de Lugny ? Assurément, si l’on en croit les plus anciens registres paroissiaux conservés pour Lugny, qui remontent au milieu du XVIIe siècle et mentionnent fréquemment ce patronyme, en particulier Philibert (de) Lafarge, le plus ancien de la lignée installé à Lugny, qui naquit dans les premières années du XVIIIe siècle, se maria à Lugny le 4 février 1727 et y fut vigneron, au hameau de Collongette.

Trois siècles plus tard, cette famille dont les membres ont, pour la plupart, presque toujours cultivé la terre (et, aujourd’hui, la vigne) est, en nombre, l’une des plus importantes de Lugny. Parmi ses membres figurent Joseph, Robert et… Anthony (qui se trouve être l’arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-petit-fils de Philibert). Trois générations de vignerons… et plus d’un demi-siècle de tradition !

 

Joseph, né en 1925, intrônisé chevalier de la Confrérie du Tastevin lors de la Saint-Vincent organisée le 24 janvier 2009 à Mâcon. A ses côtés, son fils Robert et son petit-fils Anthony.

 

Un jeune retraité actif : Robert, né en 1950.

 

La relève ! Anthony, né en 1985, et son amie Sandrine.

Interrogé en 2002 dans le cadre de la préparation d’un ouvrage portant sur l’histoire contemporaine de Lugny, Joseph avait raconté le travail de la vigne tel qu’il l’avait connu avant la guerre, à une époque où, la mécanisation agricole n’étant pas ce qu’elle est devenue, elle se cultivait presque exclusivement… à la main. « Notre principal travail était bien sûr celui de la vigne. Tout débutait en fin d’année, un peu après les vendanges, par le buttage, opération qui consiste à recouvrir de terre la base des ceps pour les protéger du gel à l’aide d’une charrue dénommée butoir. Puis venait la taille – qui occupait une partie de l’hiver – et le sarmentage qui consistait à déblayer à la fourche les sarments laissés au milieu des rangs et à les entasser à côté de la parcelle pour les brûler. Nous préparions ensuite les vignes aux pliages, tirant les fils de fer et remplaçant certains piquets. Venait alors le temps du pliage des baguettes qui devait être effectué avant que la vigne ne commence à pousser. Il fallait ensuite effectuer le débutage qui consistait à dégager les pieds de vigne de la terre dont ils étaient recouverts depuis plusieurs mois à l’aide d’une charrue dite à débuter ; le milieu des rangs de vignes, rendu chaotique par le passage de cette charrue, devait être aplani à l’extirpateur, outil doté de cinq pattes de charrue qui permettaient d’égaliser la terre. Intervenait alors le mondage que nous effectuions à la main et qui consistait à enlever ce qui avait poussé au pied des ceps – les mauvais bourgeons – afin d’en débarrasser la vigne et de lui redonner de la vigueur. Il fallait ensuite relever la vigne – autrement dit accoler – en l’attachant à l’aide d’osiers préparés pendant les soirées d’hiver. Puis, à l’aide d’une cisaille à main, on enlevait tout ce qui dépassait dans les rangs. Alors seulement pouvaient débuter les vendanges, généralement entre le dix et le quinze septembre ; elles duraient parfois près d’un mois. Indépendamment de tous ces travaux, il fallait encore, tous les dix jours environ, sulfater la vigne – soit six à huit traitements par an –, sachant qu’on ne sulfatait plus à compter de la fin du mois de juillet. Cette opération s’effectuait avec un pulvérisateur à dos – ces célèbres bidons de cuivre de la marque Berthoud ou Vermorel – mais avant la guerre est apparue la sulfateuse interlignes qui, tirée par un cheval, permettait de traiter mécaniquement deux rangs à la fois. Mon père s’en acheta une un peu avant la guerre, ce qui nous facilita bien la tâche ! Les vendanges, parce qu’elles récompensaient le vigneron d’une année d’efforts, tenaient une place à part dans le calendrier agricole. La façon de procéder était immuable. Une fois leur seau rempli, les vendangeurs en versaient le contenu dans la hotte que portait le porteur de hotte. Celui-ci vidait son chargement dans des baignoires qui, une fois pleines, étaient transportées en char à la cave coopérative pour y être vidées dans des wagonnets – à la fourche, l’ingénieux système de déversement des douilles n’existant pas encore. Les vendanges se terminaient par la célèbre r’vole, traditionnel repas du soir amélioré pour l’occasion pendant lequel la famille et ses vendangeurs faisaient la fête, avec gaufres et vin blanc. Les vendanges étaient l’occasion d’un certain brassage de population. Les vendangeurs, en effet, étaient souvent des étrangers – Bressans, Montceliens… – et il est arrivé plus d’une fois qu’un jeune épouse une belle vendangeuse venue de loin ! Chez nous, ils étaient souvent une huitaine, ce qui faisait donc, avec les membres de ma famille, une quinzaine de vendangeurs sur les rangs. Pendant les trois à quatre semaines que duraient les vendanges, Lugny connaissait une agitation inhabituelle ; le soir venu, les vendangeurs traînaient sur les routes et se retrouvaient dans les cafés. » (d’après « Lugny, mémoire de pierres, mémoire d’hommes » écrit par Frédéric Lafarge et Paulette Berthaud et publié en 2004 par la bibliothèque municipale de Lugny)



Decouvrez sur notre page où dormir, hergement que nous avons testé ... nous avons adoré !!!